Après plusieurs trajets domicile-travail et une bonne dose de galère, l’heure est au premier bilan : il vous manque certains équipements pratiques et fiables pour affronter toutes les conditions. Circulation, météo capricieuse, lourde charge : afin de prolonger le plaisir de se rendre au travail en roulant, cette liste (non exhaustive) d’idées devrait éclaircir vos allers-retours pour en faire une expérience inoubliable.

Les alliés de la sécurité : les éclairages
Voir et être vu(e), c’est le nerf de la guerre pour la sécurité du cycliste. Parfois négligé, cet équipement prioritaire limite les dangers de la nuit et améliore l’expérience cycliste dans la ville. Très appréciés dès le mois d’octobre, les éclairages permettent notamment d’effectuer les trajets hivernaux et de la mi-saison sans se préoccuper du niveau de luminosité. Nuit, brouillard ou pluie : combiner un feu avant puissant à un éclairage de position à l’arrière est efficace pour adapter sa conduite et anticiper les dangers.
De nombreux modèles d’éclairages existent avec une pluralité de puissance, de forme et de solution de fixation. Cette diversité offre la possibilité de trouver en permanence le bon compromis entre budget, qualité et sécurité en fonction de votre pratique. Pour le vélotaf et les trajets fréquents, on optera toutefois pour des éclairages étanches disposant d’une batterie rechargeable par USB afin de garantir une liberté d’utilisation maximale et éviter l’usage fastidieux de piles.
Notre astuce pour choisir
Lumen (lm), quèsaco ? C’est l’intensité lumineuse émise à la seconde par un éclairage sur une surface d’un mètre carré. Cette valeur sert de référence dans le choix des éclairages avant et arrière de vélo. Pour des trajets en ville, une lumière avant de 20-100 lm et un feu arrière 15 lm seront suffisants. Les sorties dans la pénombre nécessiteront en revanche de véritables phares avec 300 lumens de puissance minimale à l’avant et au moins 30 lm à l’arrière.

Les (quasi) indispensables : garde-boues et porte-bagages
Aussi utiles qu’attendus dans les moments difficiles, ne négligez pas les garde-boues dans vos trajets du quotidien. Car pour faire face à l’eau ruisselante d’un lundi soir pluvieux, rien de tel que cet équipement adéquat. En évitant les projections de boue sur les vêtements, ils deviendront vite indispensables pour rouler sereinement toute l’année.
Parfois inclus avec le vélo, les porte-bagages sont à choisir en fonction de la configuration de la machine, de la taille des pneus et du niveau de charge souhaité. Ainsi, un ensemble porte-bagages avant/arrière sera privilégié pour des chargements XXL tandis qu’une version légère à fixer sur la tige de selle conviendra pour porter jusqu’à 10 kgs en toute quiétude. Une solution pratique pour emporter ordinateur, dossier et repas du midi !
Notre astuce pour choisir
À charge exceptionnelle, mesure exceptionnelle : afin de garantir une bonne stabilité du train arrière du vélo, nous vous conseillons d’opter pour des modèles de porte-bagages en aluminium avec fixation au niveau du moyeu de la roue. Plus solide, cette conception favorise aussi les chargements importants.

Le compagnon d’infortune : le kit de réparation
Le kit de réparation est un must-have pour les trajets domicile-travail, tout simplement. Souvent parsemé d’obstacles, le chemin vers le bureau peut rapidement tourner au cauchemar en cas de crevaison ou d’ennui mécanique. C’est dans ces moments inconfortables que cet ensemble intervient en libérateur afin de vous faire perdre le moins de temps possible.
Un bon kit de réparation comprend : une chambre à air, des démonte-pneus, une pompe ainsi qu’un multi-outils en cas de léger soucis mécanique (pièce à serrer, réglage des dérailleurs…). Un gonfleur CO2 et une cartouche adaptée pourront le cas échéant remplacer une pompe à main pour gonfler le pneu plus rapidement et à une pression plus importante. Attention tout de même au « glaçage » des doigts lors de la manœuvre : en se vidant, la cartouche de CO2 libère un froid tenace inconfortable et agressif pour la peau. Pour éviter ce désagrément, il convient de protéger sa main avec un tissu ou la chambre à air usée.
Et si malgré toutes ses précautions, les ennuis mécaniques de votre vélo persistent, il est conseillé de se rendre en atelier pour faire réparer votre machine. En fonction du kilométrage effectué, nous vous conseillons de faire (au minimum) une révision annuelle afin de prendre la route dans les meilleures conditions de sécurité. Ces révisions pourront même être archivées dans un carnet d’entretien spécifique afin d’offrir à votre bicyclette un historique complet très utile en cas de revente.
Notre astuce pour choisir
Il existe de nombreux accessoires de réparation sur le marché qu’il convient de choisir en fonction de sa pratique du vélotaf. Pour une liberté maximale, nous vous suggérons d’opter pour un kit compact facilement glissable dans une sacoche de selle. À moins que vous ne préfériez la solution du bidon porte-outils directement placé sur un porte-bidon ?